Leader en réfrigération à Québec
Systèmes neufs ou remis à neuf de multicompresseurs « parallèle-pack » Récupération 100% de la chaleur
C’est ce que révèle une étude de l'Université Laval, publiée dans la revue scientifique Permafrost and Periglacial Processes. Deux chercheurs du Centre d'études nordiques, Simon Thibault et Serge Payette, affirment que si la tendance se maintient, la disparition complète du pergélisol de cette région surviendra à brève échéance.
Le pergélisol est la couche de sol ou de roches, à une profondeur variable sous la surface terrestre, dans laquelle la température a été continuellement inférieure à 0° Celcius pour au moins quelques années. Elle existe là où le réchauffement estival n'atteint pas la base de la couche de sol gelé. En gelant, l'eau prend de l'expansion. Cela a pour effet de soulever la terre d'environ un mètre à la limite sud du pergélisol, et jusqu'à une dizaine de mètres dans le Grand Nord.
C'est grâce à l’étude de ces monticules, appelés « palses », qui se forment naturellement dans les tourbières que les chercheurs ont pu chiffrer le déplacement de la frontière du pergélisol. La présence de glace dans les tourbières provoque un soulèvement local du sol qui crée des conditions plus sèches et favorise l'établissement d'un tapis de lichen parsemé d'arbustes et de petites épinettes noires.
Ces formations végétales sont facilement repérables. En 2004, le biologiste Serge Payette et l’étudiant-chercheur Simon Thibaut se sont rendu sur le terrain pour sonder sept tourbières. Seulement deux d'entre elles abritaient toujours des « palses », alors que des photos aériennes prises en 1957 montrent qu'elles en contenaient toutes.
En fait, les « palses » sont dans un état de détérioration avancée sur tout le territoire de la baie James. De nombreux signes tendraient à démontrer que le réchauffement climatique est derrière ce recul du pergélisol, mais M. Payette se fait prudent. Il fait remarquer que les données météorologiques de la région ne sont pas suffisantes pour éliminer la possibilité que le milieu des années 50 ait été exceptionnellement froid dans cette région.
Mais, selon lui, cette découverte vient s'ajouter à une série d'observations qui est trop longue pour que le climat ne soit pas le «suspect principal»... L'absence de données météorologiques à long terme pour l'ensemble de cette région empêche les deux chercheurs de se prononcer formellement sur la question.
Sources : Le Soleil; Université Laval













